Les codes de la rue

Wha, le titre. Bon avec une entrée en matière pareille, faut donc que tu aies quelque chose à dire d’Underground ?

Pourquoi pas. Le métro anglais est bien appelé l' »Underground ». Je m’apprêtais à m’insérer de manière blasée à l’intérieur d’une station de la ligne 9 parisienne. Attitude pressée et pas placés sur le roulement de batterie d' »Evolution », je patientais déjà sur les quais, satisfait d’avoir sans encombre géré les escaliers.

Un petit vieux emmitouflé dans son paletot un mois de septembre renifle sur le banc. Au loin, un cadre semble réfugié dans la lecture des pages roses d’un Figaro et deux trois gars se remémorent la soirée passée. Nada. Je circule et m’installe sur ces sièges verts de chez verts.

Puis, sur le quai nous faisant face, un homme s’étale de toute sa superbe. Il est 15 heures et il dort. Enfin, pas tellement. Il apparaît perturbé. Serait-ce l’affiche publicitaire l’enveloppant par derrière où un pauvre Jean-Paul 2 proclame « N’ayez Pas peur » ? On admirera au passage la rhétorique implacable de Robert Hossein, metteur en scène de la pièce et « boutentrain » à ses heures perdues.

L’homme n’apparaît que très peu dérangé par l’affiche rouge vif le surplombant. Ses soucis sont d’ordre auditif. La Ratp dans sa bonté, nous gratifie, en période de troubles, d’incessants messages d’excuses. Ce jour-ci, « un problème » sur la ligne. Mais le trublion de l’underground s’est alors exprimé « On est pas sourd ! rô, m’font chier à répétez toujours les mêmes conneries ». Problème/conneries même combat.

Définitivement réveillé, il proclame sa thèse : « mais c’est des jaloux ! fo pas croire, là je me repose. Chui même en congé. Fô pas croire, les autres Chirac et tout. C’est des jaloux ! » et la Ratp de répéter : « la direction s’excuse pour la gêne occasionnée ». « On est pas sourd !!! » (plus fort).

Mais le métro est arrivé. Un des membres de l’audience, un téméraire à coup sûr, a osé afficher un sourire des plus complices. Mais le vieux avait froid, le cadre ne trouvait pas de siège libre et les deux trois gars du début enchaînaient sur un traquage massif à l’encontre de têtes métropolitaines livides. Les mêmes que Jean-Paul 2, avec la main appuyée sur le front.

On pourra écouter « Code of the Streets » de Gangstarr à la lecture de cet article :

Donisim

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~ par donisim sur septembre 24, 2007.

Une Réponse to “Les codes de la rue”

  1. Et alors, c’est tout ? j’aimerai bien savoir ce qui s’est passé en octobre, ce qui se passe en novembre et ce qui va advenir de ce sans domicile et des autres. Si tu les laches, j’vais être obligé de demander des news à je sais pas qui moi ! Depardieu, Bedos, Béart…bouh !

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